Mis sur le devant de la scène grâce au tubesque « Let’s Go Surfing », The Drums sort un deuxième LP qui prouve bien que la formation de Brooklyn n’est pas que le groupe d’un single. Avec Portamento, les Américains continuent la quête de la chanson parfaite mais révèlent de nouvelles obsessions – la pop synthétique par exemple. On a voulu en savoir un peu plus en rencontrant Jonathan Pierce, leader émérite du groupe.
Propos recueillis par Guillaume Cohonner
Cela n’a pas été trop difficile de faire ce second album après tout ce succès ?
Je pense que beaucoup de groupes sont sous pression pour leur second album quand le premier a bien marché… Ça leur fait peur… Pour nous, la pression est bénéfique. Je voulais que cet album soit le meilleur possible, c’était ça notre moteur. J’ai toujours besoin de montrer ce dont je suis capable, j’ai besoin de sentir que je progresse. Je ne veux surtout pas regarder en arrière et je suis d’ailleurs incapable d’écouter notre premier EP. La plus grande pression, c’était ça : faire quelque chose de meilleur. Je pense que l’on a réussi. Maintenant que c’est fait, il faut que je fasse quelque chose d’encore mieux, et je suis sûr que dans six mois, je serai incapable de réécouter cet album même si j’en suis très fier ! On voulait vraiment aller plus loin avec ce nouvel LP.
Il y a ce titre aussi « Searching For Heaven », qui sonne tellement différent du reste…
Oui ! C’est très synthétique et hypnotique. On a beaucoup d’influences différentes. Je sais que notre musique est très référencée, mais le but de The Drums, c’est aussi de faire la meilleure pop song possible et non des pastiches. Que tu écoutes différents albums des Smiths ou de New Order, ce sont toujours au final des putains de bonnes chansons. On a essayé de faire des chansons pop qui restent des classiques.
Je pense que beaucoup de groupes sont sous pression pour leur second album quand le premier a bien marché… Ça leur fait peur… Pour nous, la pression est bénéfique. Je voulais que cet album soit le meilleur possible, c’était ça notre moteur. J’ai toujours besoin de montrer ce dont je suis capable, j’ai besoin de sentir que je progresse. Je ne veux surtout pas regarder en arrière et je suis d’ailleurs incapable d’écouter notre premier EP. La plus grande pression, c’était ça : faire quelque chose de meilleur. Je pense que l’on a réussi. Maintenant que c’est fait, il faut que je fasse quelque chose d’encore mieux, et je suis sûr que dans six mois, je serai incapable de réécouter cet album même si j’en suis très fier ! On voulait vraiment aller plus loin avec ce nouvel LP.
Il y a ce titre aussi « Searching For Heaven », qui sonne tellement différent du reste…
Oui ! C’est très synthétique et hypnotique. On a beaucoup d’influences différentes. Je sais que notre musique est très référencée, mais le but de The Drums, c’est aussi de faire la meilleure pop song possible et non des pastiches. Que tu écoutes différents albums des Smiths ou de New Order, ce sont toujours au final des putains de bonnes chansons. On a essayé de faire des chansons pop qui restent des classiques.
Et où avez-vous composé ce nouvel album ?
Dans ma cuisine à Manhattan. On l’a fait dans l’urgence. Et très rapidement. La deuxième chanson était en réaction à la première et ainsi de suite. C’est important d’aller vite pour nous. Si on passe trop de temps sur une chanson, c’est qu’elle est mauvaise. On a seulement composé douze chansons et elles sont toutes sur l’album. C’est marrant, je parlais à Nick des Babyshambles du fait que l’album de Metronomy avait coûté pas mal d’argent. Et l’on hallucinait, parce que lui comme moi, nous avions fait notre premier album sans argent. Nous n’avons pas changé notre manière de composer parce que nous avions plus d’argent et l’on n’a jamais voulu passer à la radio. On veut seulement faire des chansons qui touchent les gens.
Qu’est-ce que tu écoutes en ce moment ?
J’adore ce groupe sur Captured Tracks Records, Craft Spells. On dirait qu’ils ne savent pas vraiment ce qu’ils font (rires), comme New Order à ses débuts. J’écoute beaucoup Scott Walker en ce moment aussi.
THE DRUMS
Portamento
(Moshi Moshi Records/Coopérative)
Dès les premières notes de « Book Of Revelation », le quatuor donne le tempo. The Drums n’a rien lâché de sa nervosité. Laissant de côté la surf music, le groupe lorgne désormais plus du côté de la New Wave (The Cure en tête), mais sans perdre son sens du rythme. Les Américains s’autorisent aussi des incursions vers Factory Records et même vers la pop synthétique comme le surprenant « Searching For Heaven ». Portamento verse parfois dans la mélancolie mais jamais dans le pastiche. Moins homogène que son prédécesseur, ce nouvel album ouvre le champ des possibles pour un groupe qui sait maintenant se faire surprenant. Et érudit.
www.thedrums.com
www.myspace.com/thedrumsforever
Dans ma cuisine à Manhattan. On l’a fait dans l’urgence. Et très rapidement. La deuxième chanson était en réaction à la première et ainsi de suite. C’est important d’aller vite pour nous. Si on passe trop de temps sur une chanson, c’est qu’elle est mauvaise. On a seulement composé douze chansons et elles sont toutes sur l’album. C’est marrant, je parlais à Nick des Babyshambles du fait que l’album de Metronomy avait coûté pas mal d’argent. Et l’on hallucinait, parce que lui comme moi, nous avions fait notre premier album sans argent. Nous n’avons pas changé notre manière de composer parce que nous avions plus d’argent et l’on n’a jamais voulu passer à la radio. On veut seulement faire des chansons qui touchent les gens.
Qu’est-ce que tu écoutes en ce moment ?
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