Romain Turzi surprend une fois de plus avec une parenthèse électronique après deux albums, A et B, plus influencés rock. Mais comme à chaque fois, il fait mouche et nous offre une bonne leçon de musique électronique « made in France ». Chapeau, monsieur !
Propos recueillis par Joss Danjean
Propos recueillis par Joss Danjean
On t’attendait avec un disque dans la veine de A et B, et tu surprends avec un retour avec le style qui t’a fait connaître, l’électro : pourquoi ce retour aux sources ?
Oui, tu n’es pas la première personne à prendre cet album pour un retour aux sources, mais j’avoue que ce n’est pas ainsi que je l’ai perçu lors de sa genèse et sa conception. J’ai simplement décidé de faire ce disque car il me paraissait logique que je le fasse. Je joue de la musique électronique depuis quelques années sans me soucier d’une sortie de disque ou non, ne serait-ce que sous forme de remix : Sébastien Tellier, Phoenix, Lovelock, Acid Washed, Rebotini ou Koudlam. Par ailleurs mes précédents albums étaient parsemés de morceaux électroniques. Les étiquettes et les catégories ne me plaisent pas, je les trouve réductrices et « éliminatoires » : ce ne sont que des préjugés qui facilitent l’écoute (ou la non-écoute). Voilà pourquoi je m’amusais à passer d’un genre à l’autre en m’efforçant de rendre tout ça cohérent. Cet album est une part de ma personnalité, il représente une partie de mon travail, cette fois-ci effectué seul, en substituant les machines à l’humain.
Oui, tu n’es pas la première personne à prendre cet album pour un retour aux sources, mais j’avoue que ce n’est pas ainsi que je l’ai perçu lors de sa genèse et sa conception. J’ai simplement décidé de faire ce disque car il me paraissait logique que je le fasse. Je joue de la musique électronique depuis quelques années sans me soucier d’une sortie de disque ou non, ne serait-ce que sous forme de remix : Sébastien Tellier, Phoenix, Lovelock, Acid Washed, Rebotini ou Koudlam. Par ailleurs mes précédents albums étaient parsemés de morceaux électroniques. Les étiquettes et les catégories ne me plaisent pas, je les trouve réductrices et « éliminatoires » : ce ne sont que des préjugés qui facilitent l’écoute (ou la non-écoute). Voilà pourquoi je m’amusais à passer d’un genre à l’autre en m’efforçant de rendre tout ça cohérent. Cet album est une part de ma personnalité, il représente une partie de mon travail, cette fois-ci effectué seul, en substituant les machines à l’humain.
Pourquoi ce titre d’album : Education ?
Education est à considérer comme un parcours, un chemin semé d’embûches et d’obstacles qu’il faut surmonter pour accéder à la connaissance. Or la connaissance, le savoir, la vérité, on n’en a rien à foutre, l’important c’est l’obstacle, le trou dans la chaussée qui va mener au dérapage ou mieux : à l’accident. Ici les embûches peuvent être la géographie, les moyens de transport, la jeunesse, (la genèse ?), les croyances, la scolarité, les rencontres…
Quelle est ta vision de la musique électronique aujourd’hui ?
Maintenant en France, on est plutôt bien entouré : Rebotini, Jaumet, KFTP, Trinité. Après tout, l’un des pères fondateurs du genre et maître en la matière est français (François Kevorkian). Je ne suis donc pas trop inquiet pour l’avenir de la « bonne » musique électronique française.
TURZI ÉLECTRONIQUE EXPÉRIENCE
Education
(Record Makers)
www.myspace.com/turzi
Education est à considérer comme un parcours, un chemin semé d’embûches et d’obstacles qu’il faut surmonter pour accéder à la connaissance. Or la connaissance, le savoir, la vérité, on n’en a rien à foutre, l’important c’est l’obstacle, le trou dans la chaussée qui va mener au dérapage ou mieux : à l’accident. Ici les embûches peuvent être la géographie, les moyens de transport, la jeunesse, (la genèse ?), les croyances, la scolarité, les rencontres…
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