Avec ce second album, Rupa, flanquée de ses fameux April Fishes, nous vient de San Francisco, avec une musique chaleureuse et colorée aux reflets chatoyants, entre insouciance et réflexions sur les rapports entre les hommes. Les mélodies sont imparables et le jeu des musiciens fait merveille, une fois encore, mettant en avant la grâce d’une Rupa à l’âme vagabonde. La formation demeure une des très belles découvertes de ces dernières années dans le genre.
Propos recueillis par Joss Danjean
Propos recueillis par Joss Danjean
Comment concilies-tu la médecine, le jour, et la musique avec une carrière grandissante ?
C’est évidemment difficile et demande un planning très serré, de la compréhension et de l’énergie. Mon travail est la médecine et je passe six mois de l’année à l’hôpital. Je continue à entrevoir mes expériences musicales comme mon expérience de vie. Cette année a été intense car j’ai reçu un prix pour une musique contant l’histoire de la traversée de la frontière mexicaine. J’ai hâte d’être en tournée et de pouvoir me relaxer un peu !
Comment travailles-tu avec les April Fishes ? Comment les as-tu rencontrés ?
Nous vivons tous dans le même coin, à San Francisco, à l’exception de Safa qui vit de l’autre côté de la baie. Nous partageons la même culture et la même vie. Je cherchais des esprits aventureux pour jouer avec moi. Je me sens très reconnaissante, à chaque fois que nous montons ensemble sur scène : c’est vraiment un bonheur incroyable que de partager la même vision et d’y mettre tout son cœur. Cela me donne littéralement des ailes !
Comment as-tu abordé la composition de ce second album ? Quel en est le fil conducteur ?
Cet album a été conçu sur plusieurs années. Nous avons commencé à nous intéresser de plus en plus aux problèmes d’immigration, ici, à San Francisco, dans les villes proches de la frontière et plus généralement dans le monde entier. Nous y avons découvert les mêmes types de situations, un peu partout sur la planète. Partout, on trouve des gens qui fournissent du travail sans être protégés et qui sont quotidiennement exploités. Et s’ils s’expriment, ils sont alors déportés, même ici à S.F. C’est édifiant de voir que si l’on ouvre un peu les yeux, on trouve un monde complètement nouveau qui te saute à visage.
Ton travail de médecin influence-t-il les thèmes que tu développes dans tes chansons ?
Être docteur me donne un incroyable privilège : celui de regarder dans notre humanité, notre existence, dans les coins sombres de notre société. Je suis témoin et je peux agir pour aider à éclairer un peu tout cela. C’est un moyen génial de passer son temps.
C’est évidemment difficile et demande un planning très serré, de la compréhension et de l’énergie. Mon travail est la médecine et je passe six mois de l’année à l’hôpital. Je continue à entrevoir mes expériences musicales comme mon expérience de vie. Cette année a été intense car j’ai reçu un prix pour une musique contant l’histoire de la traversée de la frontière mexicaine. J’ai hâte d’être en tournée et de pouvoir me relaxer un peu !
Comment travailles-tu avec les April Fishes ? Comment les as-tu rencontrés ?
Nous vivons tous dans le même coin, à San Francisco, à l’exception de Safa qui vit de l’autre côté de la baie. Nous partageons la même culture et la même vie. Je cherchais des esprits aventureux pour jouer avec moi. Je me sens très reconnaissante, à chaque fois que nous montons ensemble sur scène : c’est vraiment un bonheur incroyable que de partager la même vision et d’y mettre tout son cœur. Cela me donne littéralement des ailes !
Comment as-tu abordé la composition de ce second album ? Quel en est le fil conducteur ?
Cet album a été conçu sur plusieurs années. Nous avons commencé à nous intéresser de plus en plus aux problèmes d’immigration, ici, à San Francisco, dans les villes proches de la frontière et plus généralement dans le monde entier. Nous y avons découvert les mêmes types de situations, un peu partout sur la planète. Partout, on trouve des gens qui fournissent du travail sans être protégés et qui sont quotidiennement exploités. Et s’ils s’expriment, ils sont alors déportés, même ici à S.F. C’est édifiant de voir que si l’on ouvre un peu les yeux, on trouve un monde complètement nouveau qui te saute à visage.
Ton travail de médecin influence-t-il les thèmes que tu développes dans tes chansons ?
Être docteur me donne un incroyable privilège : celui de regarder dans notre humanité, notre existence, dans les coins sombres de notre société. Je suis témoin et je peux agir pour aider à éclairer un peu tout cela. C’est un moyen génial de passer son temps.
Et bien sûr, cela influence ma musique, mais de la même manière que passer une soirée avec ma famille au bord de l’océan, se promener seule par un soir de pleine lune ou voir mon amie Mona peindre… Tout cela y participe aussi.
San Francisco est-elle une bonne base pour faire le genre de musique que tu fais ?
Il y a de gens très ouverts d’esprit dans cette ville, mais elle reste encore très empreinte de ségrégationnisme. Les gens ne se mélangent pas comme ils devraient. J’aime voir le public se mélanger pendant nos concerts.
Qu'as-tu retiré de ton expérience en France ? L'envie de chanter en français ? Pourquoi cette langue, avec un style musical world ?
Le français est une langue magnifique et la France, un bien beau pays. Ma mère vit près de Nice et j’aime passer du temps avec elle. Mon père est décédé à Cassis, cet endroit signifie beaucoup pour moi. J’adore la manière dont s’articule le français. La France m’a toujours donné l’impression d’un certaine intégrité intellectuelle, la joie de vivre avec sensualité, la possibilité d’exprimer mon amour dans une cuisine ainsi qu’une riche histoire artistique.
Penses-tu pouvoir abattre des frontières ou des clivages avec ta musique ? Ton propos musical est-il aussi social voire politique ?
J’espère rappeler aux gens que nous sommes tous humains, après tout, et que nous mourrons tous un jour. Je suis sûre que nous pouvons partager cette terre avec plus de dignité, de joie, de compassion et de musique !
Te produis-tu souvent en live ? Qu'est-ce que cela te procure ?
J’aime jouer sur scène. C’est là que sont les vraies valeurs, ce qui nous fait respirer. Nos concerts sont bien plus amusants que quoi que ce soit que nous puissions enregistrer. On ne peut capturer ce qui s’y passe. C’est la vie !
Rupa & the April Fishes
Este Mundo (Cumbancha / Harmonia Mundi)
San Francisco est-elle une bonne base pour faire le genre de musique que tu fais ?
Il y a de gens très ouverts d’esprit dans cette ville, mais elle reste encore très empreinte de ségrégationnisme. Les gens ne se mélangent pas comme ils devraient. J’aime voir le public se mélanger pendant nos concerts.
Qu'as-tu retiré de ton expérience en France ? L'envie de chanter en français ? Pourquoi cette langue, avec un style musical world ?
Le français est une langue magnifique et la France, un bien beau pays. Ma mère vit près de Nice et j’aime passer du temps avec elle. Mon père est décédé à Cassis, cet endroit signifie beaucoup pour moi. J’adore la manière dont s’articule le français. La France m’a toujours donné l’impression d’un certaine intégrité intellectuelle, la joie de vivre avec sensualité, la possibilité d’exprimer mon amour dans une cuisine ainsi qu’une riche histoire artistique.
Penses-tu pouvoir abattre des frontières ou des clivages avec ta musique ? Ton propos musical est-il aussi social voire politique ?
J’espère rappeler aux gens que nous sommes tous humains, après tout, et que nous mourrons tous un jour. Je suis sûre que nous pouvons partager cette terre avec plus de dignité, de joie, de compassion et de musique !
Te produis-tu souvent en live ? Qu'est-ce que cela te procure ?
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