Né de la volonté de faire de la musique avec des moyens peu conventionnels, le groupe suisse Hell’s Kitchen creuse son sillon dans un blues qui transpire la musique du sud des États-Unis. Avec Mr Fresh, leur 3e album, ils sont allés encore plus loin dans l’expérimentation et la façon de faire de la musique avec tout ce qu’il leur passe par les mains. Mais loin d’une savante cacophonie, leur musique s’élabore comme un met riche et plein de saveurs.
Propos recueillis par Joss Danjean
Propos recueillis par Joss Danjean
Votre musique, très américaine, recèle aussi un côté rock très européen, comment expliquez-vous cela ?
Nous ne sommes pas nés dans le bayou profond, nous ne sommes pas noirs et pourtant, c'est ce blues qu'on aime, qui nous fait taper du pied avec si peu... L'idée est de le jouer sans retenue, sans le complexe du non-Américain qui copie, mais plutôt avec toutes les influences culturelles musicales du centre de l'Europe occidentale, la musique post-industrielle, par exemple, bref, de là d'où l'on vient.
Vous sortez déjà votre troisième album, comment entrevoyez-vous votre évolution musicale ?
Le premier album était très brutal et joué totalement live. Le suivant, plus expérimental et le dernier est peut-être le mélange des deux... Pour celui-ci, on voulait vraiment essayer de faire un truc bricolé et essentiel, avec également une place plus conséquente laissée à la contrebasse, rarement utilisée comme instrument harmonique.
Vous utilisez toutes sortes d'ustensiles pour la rythmique, c'est une de vos marques de fabrique ?
Oui ! Pour Mr Fresh, on a joué en tapant sur des conduits de ventilation, en malaxant des pâtes alimentaires et en lâchant des objets qui s'écrasaient sur le sol...
D'où puisez-vous votre inspiration ?
Des vieux bluesmen, des sons des villes, de l'amour et de la guerre.
Comment avez-vous écrit les titres et enregistré l'album ?
Le studio pour nous, ça marche rarement ! On préfère enregistrer n'importe quoi (et n'importe comment) dans notre cuisine,
Nous ne sommes pas nés dans le bayou profond, nous ne sommes pas noirs et pourtant, c'est ce blues qu'on aime, qui nous fait taper du pied avec si peu... L'idée est de le jouer sans retenue, sans le complexe du non-Américain qui copie, mais plutôt avec toutes les influences culturelles musicales du centre de l'Europe occidentale, la musique post-industrielle, par exemple, bref, de là d'où l'on vient.
Vous sortez déjà votre troisième album, comment entrevoyez-vous votre évolution musicale ?
Le premier album était très brutal et joué totalement live. Le suivant, plus expérimental et le dernier est peut-être le mélange des deux... Pour celui-ci, on voulait vraiment essayer de faire un truc bricolé et essentiel, avec également une place plus conséquente laissée à la contrebasse, rarement utilisée comme instrument harmonique.
Vous utilisez toutes sortes d'ustensiles pour la rythmique, c'est une de vos marques de fabrique ?
Oui ! Pour Mr Fresh, on a joué en tapant sur des conduits de ventilation, en malaxant des pâtes alimentaires et en lâchant des objets qui s'écrasaient sur le sol...
D'où puisez-vous votre inspiration ?
Des vieux bluesmen, des sons des villes, de l'amour et de la guerre.
Comment avez-vous écrit les titres et enregistré l'album ?
Le studio pour nous, ça marche rarement ! On préfère enregistrer n'importe quoi (et n'importe comment) dans notre cuisine,
puis construire le morceau en partant d'un « chika boum vlan », en y rajoutant autant de bordel que possible, puis on fait le tri... En conservant toujours le « premier jet » de ce qu'on aura superposé.
Avec votre style musical, le mixage de l'album est déterminant pour donner une couleur…
Le mixage a été effectué par maître Sarten, qui n'a aucune retenue, aucun a priori et qui est prêt à toujours tout essayer ! C'est l'intérêt de travailler avec quelqu'un qui n'a pas d'ornières.
À quoi doit-on s'attendre, si on ne vous connaît pas ?
On a tourné à peu près dans toute l'Europe. Hell's Kitchen, c'est d'abord une batterie qui n'en est pas une, une contrebasse sous acide, une guitare qui slide, une voix qui prend des risques, et on l'espère, un bon moment pour tous.
Quelle est votre pire et votre meilleure expérience de live ?
La pire expérience a été un concert dans un pub en Suisse, à nos débuts : tout le monde s'en foutait, les gens nous tournaient le dos, en versant de la bière sur les retours et en hurlant des trucs racistes, le cauchemar. Les concerts en Russie ont été vraiment cools !
Votre prochain challenge ?
Jouer avec Robert Johnson, Jimi Hendrix et Bob Marley !
Votre mot de la fin ?
Peace & sabotage.
Hell's Kitchen
Mr Fresh (Absinthe Music / Abeille Musique)
Avec votre style musical, le mixage de l'album est déterminant pour donner une couleur…
Le mixage a été effectué par maître Sarten, qui n'a aucune retenue, aucun a priori et qui est prêt à toujours tout essayer ! C'est l'intérêt de travailler avec quelqu'un qui n'a pas d'ornières.
À quoi doit-on s'attendre, si on ne vous connaît pas ?
On a tourné à peu près dans toute l'Europe. Hell's Kitchen, c'est d'abord une batterie qui n'en est pas une, une contrebasse sous acide, une guitare qui slide, une voix qui prend des risques, et on l'espère, un bon moment pour tous.
Quelle est votre pire et votre meilleure expérience de live ?
La pire expérience a été un concert dans un pub en Suisse, à nos débuts : tout le monde s'en foutait, les gens nous tournaient le dos, en versant de la bière sur les retours et en hurlant des trucs racistes, le cauchemar. Les concerts en Russie ont été vraiment cools !
Votre prochain challenge ?
Jouer avec Robert Johnson, Jimi Hendrix et Bob Marley !
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Peace & sabotage.
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