Déjà disque de platine en Angleterre, Florence & The Machine débarque en France avec son romantisme pop et son décorum surréaliste. Toujours sur le fil, la chanteuse déverse sa voix sur un rock baroque et maniéré, quelque part entre le mysticisme de Bat For Lashes et le lyrisme de Kate Bush. Entretien.
Propos recueillis par Guillaume Cohonner
Propos recueillis par Guillaume Cohonner
Tu t’es inspirée d’autres chanteurs pour cet album ?
J’adore les chanteurs comme Tom Waits, sa voix est foutue, mais est vraiment belle. J’adore Annie Lennox aussi, sa manière d’utiliser sa voix comme un instrument et elle n’a pas peur de sortir du rang.
Tu as dit que, pour toi, la vie était comme un trip d’acide…
(Rires). Pas littéralement, c’est juste que parfois tu remarques les connexions entre les choses, les gens, les endroits, les évènements et parfois, c’est un peu étrange.
Tu as étudié à l’école d’art de Camberwell. Est-ce cette école qui a inspiré ta musique ?
J’adorais cette école d’art, c’était un bon endroit pour penser. J’écrivais des textes en cours, l’art m’a toujours inspirée !
Pourquoi avoir choisi ce nom « Lungs » (poumons, en anglais) ?
Pour une chanteuse, la respiration est très importante et ce sont les poumons qui la contrôlent. J’aime bien aussi l’idée de sortir un album comme on sort un souffle. Il y a aussi le titre « Between Two Lungs », c’est pour moi l’endroit d’où vient ma sonorité. Il y a donc plusieurs raisons.
On a remarqué tes beaux tatouages. Tu peux nous les décrire ?
Hum, pas vraiment, je les porte un peu comme des cicatrices. Je me les ai fait faire à cinq heures du matin, au Texas, par un mec qui se faisait appeler l’Animal. Je les ai simplement choisis dans un livre. Il s’agit d’un oiseau et d’un cœur.
J’adore les chanteurs comme Tom Waits, sa voix est foutue, mais est vraiment belle. J’adore Annie Lennox aussi, sa manière d’utiliser sa voix comme un instrument et elle n’a pas peur de sortir du rang.
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(Rires). Pas littéralement, c’est juste que parfois tu remarques les connexions entre les choses, les gens, les endroits, les évènements et parfois, c’est un peu étrange.
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Pour une chanteuse, la respiration est très importante et ce sont les poumons qui la contrôlent. J’aime bien aussi l’idée de sortir un album comme on sort un souffle. Il y a aussi le titre « Between Two Lungs », c’est pour moi l’endroit d’où vient ma sonorité. Il y a donc plusieurs raisons.
On a remarqué tes beaux tatouages. Tu peux nous les décrire ?
Hum, pas vraiment, je les porte un peu comme des cicatrices. Je me les ai fait faire à cinq heures du matin, au Texas, par un mec qui se faisait appeler l’Animal. Je les ai simplement choisis dans un livre. Il s’agit d’un oiseau et d’un cœur.
Dans ta chanson « Howl », tu chantes « The saints can’t help me now. The ropes have been unbound ». Te sens-tu un peu comme une martyre ?
Non, pas vraiment, la chanson parle plutôt de ne pas se réprimer, quand tu es possédé par l’amour ou le désir et que plus rien ne peut te retenir.
Pour beaucoup de gens, tu es une fille assez sombre. Te vois-tu comme ça également ?
Oh non ! Je suis vraiment une personne joyeuse, en réalité. Mais je suis attirée par l’imagerie noire et j’ai une imagination débordante !
Tu te décris comme une vraie geek, pourquoi ?
Je suppose que je ne pourrais plus l’être, désormais, mais j’aime vraiment lire. Enfant, j’étais vraiment maladroite, j’ai passé beaucoup de temps dans la bibliothèque de mon école.
Tu as pourtant déclaré que tu étais une choriste désespérée qui avait mal tourné…
Oui (rires), mais c’était plutôt dans le sens où, enfant, j’étais choriste dans un chœur d’église, alors que maintenant, je chante dans un groupe de rock, ce qui est un peu l’opposé, je ne suis pas sûre que mon maître de chant aurait approuvé !
FLORENCE & THE MACHINE
Lungs
(Universal)
Non, pas vraiment, la chanson parle plutôt de ne pas se réprimer, quand tu es possédé par l’amour ou le désir et que plus rien ne peut te retenir.
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Je suppose que je ne pourrais plus l’être, désormais, mais j’aime vraiment lire. Enfant, j’étais vraiment maladroite, j’ai passé beaucoup de temps dans la bibliothèque de mon école.
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