Non content d’être le bassiste de Grizzly Bear, d’officier en tant que producteur et d’accueillir ses talentueux confrères (Blood Orange, Twin Shadow, Chairlift) sur son label Terrible Records, Chris Taylor trouve encore le temps d’enregistrer en solo un chouette album de musique synthétique et atmosphérique. Quelques questions à un homme très occupé. Propos recueillis par Thibault Goehringer
Bookmark and Share
As-tu réellement écrit et enregistré Dreams Come True en l’espace d’une semaine et demie ?
Oui. La rapidité avec laquelle ce disque s’est fait m’a surpris et même un peu effrayé. J’ai écouté le résultat et je me suis demandé « et maintenant, qu’est-ce que je fais ? » Puis je n’ai plus osé y toucher pendant près de six mois… C’est assez amusant car en tant que producteur, j’aide beaucoup de groupes à enregistrer leur album, mais face au mien j’étais complètement désemparé.

Pourquoi as-tu ressenti le besoin de faire un projet solo en marge de Grizzly Bear ?
Dans Grizzly Bear, nous sommes quatre personnes qui apportent chacune leurs propres opinions et leurs propres influences. C’est génial, mais cela signifie qu’il faut faire beaucoup de compromis pour réaliser un album. Dans CANT, il y a des formes musicales qui ne seraient jamais passées dans Grizzly Bear. D’autre part cela fait longtemps que je travaille sur la musique d’autres personnes, et je souhaitais prendre du temps pour faire mon propre truc.

Quelles sont tes relations avec George Lewis Jr de Twin Shadow ?
C’est un de mes meilleurs amis, et peut-être la personne avec qui je prends le plus de plaisir à faire de la musique. Je l’ai rencontré grâce à ma sœur qui m’a conseillé d’écouter sa musique. Je me suis contenté de répondre « ouais, si tu le dis », mais comme au bout de plusieurs mois elle ne me lâchait pas, j’ai fini par y jeter une oreille. Évidemment, j’ai trouvé ça génial. J’ai aidé George à enregistrer son album, et deux semaines plus tard il a travaillé sur le mien.

D’où te vient ce penchant pour la musique électronique ?
J’adore danser, vraiment. Et cette musique, c’est comme la folk de notre génération : tout le monde peut se regrouper autour de sa rythmique simple, et énormément de gens en produisent.

Que faisais-tu avant de rejoindre Grizzly Bear en 2004 ?
Jusqu’en 2002 je jouais du saxophone dans des big bands de jazz. Lorsque j’ai arrêté, je me suis dirigé vers la production car en tant que saxophoniste, si tu ne joues pas du jazz, tu n’as pas énormément d’opportunités. J’ai eu deux groupes avec Chris Bear, et c’est lui qui m’a fait entrer dans Grizzly Bear.

CANT
Dreams Come True
(Terrible Records/Warp Records)
www.terriblerecordsus.com



Breton

Malgré son nom, Breton n’a… lire la suite


DOMINIQUE A

Vers les lueurs est déjà l… lire la suite


Kindness

Encore une bonne pioche de Philippe Zdar… lire la suite


Grimes

Quel est ton bar préféré à Montréal ? Le seul endroit o&ugra… lire la suite


Revolver

Revolver fait partie de ces groupes qui ont eu la chance d’avoir été repé… lire la suite