Icône des années 80 avec des tubes devenus cultes (« Dyslexique », « I Love You Lulu » ou « Body Physical »), Buzy n’a jamais cessé de croire en sa bonne étoile de chanteuse, en gardant le rythme d’un album tous les trois-quatre ans, même dans des périodes plus difficiles durant les années 90. Elle revient aujourd’hui avec Au Bon Moment, Au Bon Endroit, où la fougue rock du passé laisse place à l’apaisement.
Propos recueillis par Ben Callens
Propos recueillis par Ben Callens
Te destinais-tu au départ à être chanteuse ?
Cela s’est fait tout à fait par hasard… Au départ, je suis venue à Paris pour faire des études de médecine. Parallèlement, j’aimais faire des claquettes et j’ai été engagée dans une comédie musicale assez culte qui s’appelait The Rocky Horror Picture Show. Et le metteur en scène voulait aussi que je chante. Je m’y suis donc mise avec des musiciens derrière moi. Et, au fur et mesure des jams que l’on a pu faire, mon premier titre, « Dyslexique », est né.
Après plusieurs succès, tu as connu une période beaucoup moins médiatique…
Dans les années 90, les chanteurs des années 80 étaient tricards, personne n’en voulait. Moi, j’ai eu la chance de continuer à faire des albums et, à mon avis, ce sont mes meilleurs… Je ne crache pas sur mes débuts, mais j’étais très jeune quand j’ai commencé : 21 ans. Je n’avais pas la maturité suffisante pour trouver mon identité musicale. Elle est arrivée dans les années 90, avec des albums beaucoup plus rock, où j’ai réussi à fidéliser un public plus proche de ma famille musicale, à savoir les Bashung, Daniel Darc ou Biolay.
Autre difficulté pour toi, tu étais à peu près la seule fille à faire du rock à l’époque ?
Ce qui était sympa, c’est que je vivais avec des garçons tout le temps, sur la scène ou en studio. Mon univers féminin était un peu restreint. Par moments, c’était un peu usant, mais très sympathique aussi !
Que penses-tu de cette nouvelle scène féminine à la française ?
Je trouve cela bien sauf qu’il n’y en a pas beaucoup qui font dans le rock, à part Mademoiselle K.
Cela s’est fait tout à fait par hasard… Au départ, je suis venue à Paris pour faire des études de médecine. Parallèlement, j’aimais faire des claquettes et j’ai été engagée dans une comédie musicale assez culte qui s’appelait The Rocky Horror Picture Show. Et le metteur en scène voulait aussi que je chante. Je m’y suis donc mise avec des musiciens derrière moi. Et, au fur et mesure des jams que l’on a pu faire, mon premier titre, « Dyslexique », est né.
Après plusieurs succès, tu as connu une période beaucoup moins médiatique…
Dans les années 90, les chanteurs des années 80 étaient tricards, personne n’en voulait. Moi, j’ai eu la chance de continuer à faire des albums et, à mon avis, ce sont mes meilleurs… Je ne crache pas sur mes débuts, mais j’étais très jeune quand j’ai commencé : 21 ans. Je n’avais pas la maturité suffisante pour trouver mon identité musicale. Elle est arrivée dans les années 90, avec des albums beaucoup plus rock, où j’ai réussi à fidéliser un public plus proche de ma famille musicale, à savoir les Bashung, Daniel Darc ou Biolay.
Autre difficulté pour toi, tu étais à peu près la seule fille à faire du rock à l’époque ?
Ce qui était sympa, c’est que je vivais avec des garçons tout le temps, sur la scène ou en studio. Mon univers féminin était un peu restreint. Par moments, c’était un peu usant, mais très sympathique aussi !
Que penses-tu de cette nouvelle scène féminine à la française ?
Je trouve cela bien sauf qu’il n’y en a pas beaucoup qui font dans le rock, à part Mademoiselle K.
On est plus à l’heure actuelle dans la pop sucrée avec des textes liés au quotidien… Cela n’a pas la niaque des filles de l’époque comme Edith Nylon ou même Niagara.
Peut-on dire que Borderlove est l’album qui t’a remis sur le devant de la scène ?
Cela avait déjà bien commencé avec l’album d’avant, Délits, où j’avais travaillé avec des musiciens très pointus : Dimitri Tikovoi, qui a produit ensuite Placebo, et Le Baron, guitariste de Jad Wio. Sur Borderlove, c’était très fun car j’ai collaboré avec Alice Botté qui jouait sur scène avec moi depuis des années et mon pote Daniel Darc, sur le duo « Comme Des Papillons ».
On en arrive à ce nouvel opus, Au Bon moment, Au Bon Endroit. A-t-il été conçu dans la foulée ?
Non, j’ai pris six à huit mois de break pour prendre le temps de savoir quelle direction je voulais prendre, pour ne pas refaire le même type d’album. Je voulais quelque chose de plus doux, de plus lent, avec des références à la PJ Harvey. Je voulais également collaborer avec des gens parce que j’aime ça ! Manset, c’est mon voisin et il m’a toujours fait 25 000 propositions pour me faire des chansons, et là, cela s’est enfin réalisé ! Rodolphe Burger, j’adore ses albums et ceux de Kat Onoma, et cela s’est très bien passé. Jean Fauque également et tous les musiciens de Bashung.
BUZY
Au Bon Moment, Au Bon Endroit
(MVS Records/Anticraft)
Peut-on dire que Borderlove est l’album qui t’a remis sur le devant de la scène ?
Cela avait déjà bien commencé avec l’album d’avant, Délits, où j’avais travaillé avec des musiciens très pointus : Dimitri Tikovoi, qui a produit ensuite Placebo, et Le Baron, guitariste de Jad Wio. Sur Borderlove, c’était très fun car j’ai collaboré avec Alice Botté qui jouait sur scène avec moi depuis des années et mon pote Daniel Darc, sur le duo « Comme Des Papillons ».
On en arrive à ce nouvel opus, Au Bon moment, Au Bon Endroit. A-t-il été conçu dans la foulée ?
Non, j’ai pris six à huit mois de break pour prendre le temps de savoir quelle direction je voulais prendre, pour ne pas refaire le même type d’album. Je voulais quelque chose de plus doux, de plus lent, avec des références à la PJ Harvey. Je voulais également collaborer avec des gens parce que j’aime ça ! Manset, c’est mon voisin et il m’a toujours fait 25 000 propositions pour me faire des chansons, et là, cela s’est enfin réalisé ! Rodolphe Burger, j’adore ses albums et ceux de Kat Onoma, et cela s’est très bien passé. Jean Fauque également et tous les musiciens de Bashung.
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