Avec leurs productions électroniques sombres et futuristes, ils ont été les dynamiteurs du rap à la fin des années 90, avant de se dynamiter eux-mêmes pour des raisons obscures. Alors que le temps les avait un peu effacés de nos consciences et de nos playlists, ils reviennent avec un album ambitieusement élaboré, Fluorescent Black, qui témoigne, plus encore qu’avant, d’une précision chirurgicale dans l’empilage des couches soniques. Pas mécontent de les revoir ceux-là... Propos recueillis par Jean Berthet
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Vous êtes restés séparés pendant cinq années, avant de vous reformer en 2007. Quelle différence y a-t-il entre l’Antipop d’aujourd’hui et celui de 2002 ?
Maintenant, on arrive à s’entendre (rire). Sérieusement, le temps qu’on a passé séparés nous a permis de tous grandir, musicalement. Et on est revenus avec chacun plein de choses à mettre sur la table, pour permettre au groupe de devenir plus fort, collectivement. Le timing ne pouvait pas être meilleur. Les groupes avec lesquels il faut compter sont peu nombreux. Alors, autant dire qu’on compte bien reprendre notre place.

Vous allez tourner en France en novembre. Comment allez-vous réussir à retraduire une musique si complexe sur scène ?

Nos concerts sont un mélange entre versions studios et une part d’improvisation. Il n’y a pas nécessairement tant d’écarts que ça, mais parfois il y a des versions live qui naissent et qui sont meilleures que les prises studios, question de maturation des morceaux. Du coup, ça nous donne envie de les réenregistrer. 
Qu’est-ce qui vient en premier, lorsque vous composez un morceau ?
Le beat, la plupart du temps. L’un d’entre nous va apporter une ébauche de prod et si on le sent tous, on va directement commencer à travailler nos parties vocales. Généralement, on ne les enregistre pas ensemble, de façon à ce que Blaize (l’ingé son du groupe, ndlr) nous aiguille le mieux possible sur la façon dont nous devons nous poser et pour qu’il puisse ensuite mettre ça en valeur, au moment du mixage. Question son, c’est aussi un travail très méticuleux. High Priest peut passer plusieurs jours sur un son de kick ou de snare. Et ouais, c’est à ce niveau-là !

En concert le 9 novembre à La Maroquinerie - Paris
Le 10 novembre à L’Épicierie Moderne - Lyon

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