UN PROPHETE / De Jacques Audiard

Après les excellents Sur mes lèvres et surtout De battre mon cœur s’est arrêté, le réalisateur et scénariste Jacques Audiard nous transporte cette fois grâce à un film qui a fait grand bruit lors de sa sortie l’été dernier. Le DVD devrait, à n’en pas douter, susciter autant d’effervescence. Le synopsis est simple : condamné à six ans de prison, Malik El Djebena ne sait ni lire, ni écrire. À son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 19 ans. Mais Malik apprend tout très vite : l’alphabet, le corse, le business… Ici tout est parfait et concourt à l’immersion totale du spectateur : écriture, photographie, musique … Mais, surtout, Audiard parvient à obtenir le meilleur de ses acteurs (le formidable duo Niels Arestrup / Tahar Rahim), les premiers comme les seconds rôles, tous éblouissants. Pas étonnant que ce film ait récolté de nombreux prix et nominations (Grand prix au festival de Cannes, meilleur acteur aux European Film Awards pour Tahar Rahim, représentant la France aux Oscars 2010 et en route pour les Césars 2010). Un thriller à l’atmosphère confinée et pesante, mis en scène de main de maître par Jacques Audiard. Un must. JD


BLOOD The Last Vampire / De Chris Nahon

Il s’agit là de l’adaptation cinématographique du fameux manga éponyme auréolé de prix et réalisé par Hiroyuki Kitabuko en 1999. En mettant en scène ce personnage d’adolescente à la fois dure et fragile, Chris Nahon respecte au mieux le manga original qui ne faisait que 48 minutes (moyen métrage). L’atmosphère est bien rendue et les effets spéciaux assez réussis grâce à une forte thématique sombre et rouge qui sied bien au film et à la narration. En revanche, un vrai problème de rythme et de direction d’acteurs pèse sur le film et le personnage principal manque de charisme. La forme est privilégiée par rapport au fond ici. Dommage. Cependant les aficionados s’y retrouveront. JD


FRANCIS BACON L’homme et l’arène / De Adam Low

L’homme et l’arène retrace le parcours de Francis Bacon, peintre anglais dont l’œuvre magistrale, violente et dérangeante, constitue une référence majeure dans l’art du XXe siècle. Le documentaire, qui s’appuie sur des témoignages de l’artiste et de ses proches, tente de décoder l’univers de cet homme complexe, de la rupture avec son foyer familial en raison de son homosexualité jusqu’à ses multiples rencontres et l’impact qu’elles ont exercé sur sa vie et son œuvre. Un film très documenté qui intéressera les amateurs d’art et les curieux. MJo


PONYO SUR LA FALAISE / De Hayao Miyazaki

Ce nouvel opus des fameux Studios Ghibli est en quelque sorte la transposition du conte d’Andersen La Petite Sirène dans le Japon actuel. L’océan est ici perçu comme une entité vivante. On aurait pu croire que cela tournait un peu rond entre Le Château ambulant, Le Château dans le ciel et autres, mais avec Ponyo, les faiseurs de rêve nippons démontrent une fois de plus qu’ils sont les maîtres incontestés de l’onirisme le plus extravagant. Un film qui ravira petits et grands. Tout simplement magique ! JD


AQUARION / Intégrale

Dans la même veine qu’Evangelion, la série Aquarion développe la thématique suivante : la Terre est attaquée par des créatures ailées, sortes d’anges déchus dont le seul adversaire de taille est l’Aquarion, un puissant robot géant formé de trois vecteurs Mars, Luna et Sol. Pour le faire fonctionner, il faut des pilotes ayant des prédispositions spéciales, des capacités assez rares que l’on ne trouve que chez certains adolescents. Les responsables du projet Aquarion parcourent le monde à la recherche de tels pilotes et s’intéressent à Apollo, un jeune voyou qui présente des signes de ce pouvoir. Une série envoûtante à réserver cependant aux fans de manga. JD


FRINGE / Saison 1

Prenez les ingrédients suivants : une bonne dose de vaste complot façon X-Files et des enquêtes alambiquées mêlant pouvoir et contre-pouvoir à la manière d’Alias et vous aurez Fringe, la nouvelle production signée J.J. Abrams (déjà papa d’Alias). Tout y est : le balancement permanent entre gravité et espièglerie (le savant Walter Bishop campé par John Noble déjà vu dans le Seigneur des Anneaux : le retour du Roi ou 24h Chrono), son fils l’indomptable Peter Bishop (Joshua Jackson connu en grande partie pour son interprétation dans Dawson) et enfin la nouvelle venue, l’Australienne Anna Torv qui obtient ici un premier rôle à la hauteur de son charisme. Sans dévoiler l’intrigue générale, cette série a pour fil rouge une théorie qui explique que le progrès peut détruire le monde. Mais bien sûr, tout se révèle bien plus compliqué que cela…. À voir absolument ! JD


TRUE BLOOD / Saison 1

La nouvelle série menée par Alan Ball (Six Feet Under) nous emmène dans la province de La Nouvelle-Orléans où l’atmosphère moite du Bayou sied à ravir à cette nouvelle version du mythe du vampire. En effet, les vampires sont connus au grand jour par les humains et demandent les mêmes droits que ces derniers. Le « True Blood » une boisson synthétique de substitution du sang élaborée à leur intention et censée les empêcher de se nourrir des humains…. Cette adaptation des romans La Communauté du Sud signés Charlene Harris donne l’occasion à Alan Ball de s’en donner à cœur joie grâce à une galerie de personnages branques, mais attachants : Sookie Stackhouse jouée par Anna Paquin (La Leçon de Piano, Amistad, X-Men), son frère Jason campé par le sexy et très souvent dénudé Ryan Kwanten (Tru Calling, Summerland), la serveuse black irascible Tara Thorton (aka Rutina Wesley, Numb3rs) ou encore le vampire romantique Bill Compton (l’Anglais Stephen Moyer). La truculence des personnages, l’accent cajun, le jeu parfait des acteurs, sans oublier le côté sulfureux de nos chers vampires, font de True Blood l’une des séries les plus enthousiasmantes de l’année. JD


X-MEN ORIGINS (DVD) / WOLVERINE

Faisant suite à la trilogie X-Men, les super héros mutants de chez Marvel, X-Men Origins : Wolverine est un spin-off qui nous conte la genèse du personnage aux lames acérées, interprété par Hugh Jackman, affrontant son frère ennemi Sabretooth (Dent de Sabre), joué par Liev Schreiber. Tout y est : l’enfance et l’innocence meurtries, l’incompréhension de l’entourage face à un pouvoir qui les dépasse, un personnage des plus sexy, l’émancipation, les combats titanesques avec une débauche d’effets spéciaux, la revanche, l’histoire d’amour contrariée… À noter le rôle de mutant de Will.I.Am (des Black Eyed Peas) qui s’en sort plutôt bien. Tout concourt ici à vous faire passer un bon moment. De quoi attendre tranquillement Iron Man 2, X-Men Origins : Magneto (oui, vous avez bien lu !) et The Avengers (Les Vengeurs)… Quand même, on a hâte ! JD


TERMINATOR RENAISSANCE (DVD) /

Voilà le dernier volet de la série Terminator, qui avait mis sur orbite Arnold Schwarzenegger, en son temps. Pour cet opus, c’est Christian Bale, une fois de plus, qui reprend le flambeau du rôle du résistant John Connor (il devient un incontournable des films du genre (Equilibrium, Batman The Dark Knight, The Machinist…), flanqué ici de Sam Worthington dans le rôle du cyborg de service (proposé par James Cameron lui-même après qu’il l’a dirigé dans Avatar). Cette version renoue avec une vision très obscure et postapocalyptique du premier film, qui rend la peur presque palpable dans nombre de scènes. À noter de bons seconds rôles, comme l’inévitable Michael Ironside, le chanteur Common, la pétillante Bryce Dallas Howard ou la géniale Helena Bonham Carter. Seul bémol, le manque de ressort du scénario qui pourrait remettre en cause la pérennité de la série. À suivre. JD


CORALINE (DVD) /

Le génial réalisateur de L’Étrange Noël de Mr Jack et James et la pêche géante, Henry Selick, livre son nouveau long-métrage, après sept ans de travail. L’animation est toujours aussi magnifique et les détails sont « cousus main », sans compter les voix assurées par Dakota Fanning pour Coraline ou Teri Hatcher dans le rôle de sa mère (et son « autre mère ») ou encore Jennifer Saunders et Dawn French pour le tandem miss Forcible et miss Spink. Ce conte noir pour enfants, d’abord signé Neil Gaiman, se voit enfin porté sur grand écran après plusieurs courts-métrages. C’est avant tout un spectacle pour toute la famille et on ne peut qu’être séduit par l’univers à la fois magique et grotesque développé par Selick. Une vraie réussite ! JD


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