Australienne de naissance et jamaïcaine d’adoption, Nattali Rize n’était pas pressentie au départ pour devenir la nouvelle voix féminine du reggae.

Issue du rock, forte de sa voix fine et de sa fragilité, elle a pourtant su charmer les studios jamaïcains en un temps record. Déjà rodée aux grandes scènes mondiales grâce à son expérience dans le groupe australien Blue King Brown, la jeune femme parvient à se frayer un chemin dans l’univers parfois machiste du reggae mondial et enchaîne les dates aux États-Unis.

Son premier EP, en collaboration avec le duo NOTIS, la place d’emblée sur l’échiquier reggae international et confirme son statut de pépite du genre. Les studios lui ouvrent leurs portes et les demandes de featuring pleuvent. Ils constituent d’ailleurs l’ADN de l’album, en grande partie enregistré dans les mythiques studios Tuff Gong, en Jamaïque. Les genres s’entremêlent et les invitations prestigieuses s’alignent : Julian Marley, les producteurs NOTIS déjà présents sur l’EP ou encore l’Anglais Lotek. La nouvelle génération du reggae jamaïcain est aussi là avec des artistes comme Kabaka Pyramid, Raging Fyah, Dre Island ou encore Jah9.

Ce premier album, Rebel Frequency, paru le 24 mars sur le très bon label reggae Baco Records, alterne entre purs riddims reggae et productions électro-pop. « Natty Rides Again », le featuring avec Julian Marley est déjà un tube en puissance et « One People », l’hommage à la « Redemption Song » de Bob Marley achève de confirmer le potentiel immense d’un pilier du reggae en devenir.

Nattali Rize
Rebel Frequency
(Baco Records)