Le trio indie-folk du Colorado revient avec un deuxième album après un succès à l’ancienne : un bouche-à-oreille grandissant confirmé par près de trois ans de tournée à succès. On est heureux de retrouver Wesley, Jeremiah et Neyla car la musique de The Lumineers apaise les âmes.

Si leur tube « Ho Hey » est encore dans toutes les mémoires quatre ans plus tard, The Lumineers a pris le temps de réaliser un nouvel album qui confirme tout le bien qu’on pense de cette formation. Après trois ans de tournée, six mois passés dans une maison de Denver et deux mois d’enregistrement dans la campagne de Woodstock, il sonts prêts à nous livrer leur nouvel opus, le lumineux Cleopatra, dont la sortie a été précédée des nouveaux singles « Ophelia » et « Angela ». Wesley le chanteur nous explique : « Nous voulions vraiment prendre notre temps, aller au bout de notre démarche pour parvenir à quelque chose de brut et d’honnête, un album en lequel nous croyons ». Une belle profession de foi dans un monde où les deuxièmes albums sont souvent trop vite expédiés. Si en 2013 ils étaient nominés dans la catégorie « Meilleur nouvel artiste » cela faisait pourtant déjà dix ans que Wesley et Jeremiah travaillaient ensemble. The Lumineers étaient donc là depuis longtemps et ils sont partis pour s’inscrire dans la durée. Et Wesley d’ajouter : « Le nouvel album a commencé avec de petits enregistrements effectués sur nos téléphones durant nos trois ans de tournée. Personnellement, je préfère la phase de composition et d’enregistrement que les tournées, même si j’ai appris à les apprécier avec le temps. Je crois aussi que le Colorado me manquait et revenir à nos sources nous a fait le plus grand bien. Je pense que notre nouvel album est meilleur que le premier ». Effectivement, il est plus luxuriant et riche d’influences que le premier; à l’image de cette étonnante pochette qui peut surprendre, en liaison avec la chanson « Cleopatra »  qui a germé après une discussion avec un chauffeur de taxi : une photographie de Theda Bara dans le film éponyme de 1917 où l’actrice paraît à la fois forte et sensible. Wesley voit un parallèle entre une belle femme et une bonne chanson : quels que soient les atours qu’elle peut revêtir, une bonne chanson reste une bonne chanson comme une belle femme demeure une belle femme. Et Wesley de conclure : « Nous voulons nous concentrer sur le fond, sur l’essence des choses ». L’album Cleopatra possède à la fois l’immédiateté de la pop, la simplicité de la folk et cette jolie couleur americana qui réchauffe le cœur.

 

THE LUMINEERS

Cleopatra

(Decca / Capitol / Universal)
En concert à la salle Pleyel (Paris) le mardi 8 novembre